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Mon livre préféré

10 juillet 2019

 Je ne suis pas un héros de Sophie ADRIANSEN

 éditions FLEURUS, dès 9 ans.

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L’histoire est racontée par Bastien, un garçon de 9 ans comme les autres. Ou peut-être un garçon qui a un peu plus de chance que les autres. Car Bastien a une chambre à lui dans un vaste appartement avec vue sur l’Arc de Triomphe, une dame qui fait le ménage deux fois par semaine et une animatrice aux goûters d’anniversaire. Il passe ses vacances au ski l’hiver et à la mer l’été, et parfois l’inverse, ses week-ends au Grand Hôtel de Cabourg et a des tas d’activités le reste du temps. Donc oui, Bastien et sa petite sœur Capucine ont plutôt beaucoup de chance. Alors, quand leur mère, un jour de pluie, décide que la maman qui mendie sur le trottoir avec ses deux filles, là, juste en bas, devant la boulangerie, ça suffit ! et qu’elle les invite à dormir dans la chambre d’amis, les deux petits Parisiens gâtés du Parc Monceau voient leur monde douillet exploser. Bastien surnomme en secret Nicky, Sorina et Magda « les olives » à cause de leurs cheveux noirs corbeaux. Il serait prêt à vider sa tirelire pour les faire partir. Capucine, elle, les observe

« comme s’il s’agissait de personnages d’un livre illustré qui s’animeraient rien que pour elle ». Les fillettes roumaines ne se sont pas lavées depuis trois mois car comme les bains municipaux sont interdits aux mineurs, leur mère les lave vite fait au robinet d’eau froide du square. Elles ont si faim qu’elles attrapent les spaghetti à pleines mains. C’est le début des vacances de printemps. Pas question pour Bastien de se laisser gâcher son grand  plaisir, finir son puzzle de mille cinq cents pièces au calme. Comme dans son jeu de patience, il aime quand chaque chose est à sa place. Alors les olives qui courent partout dans l’appartement, c’est non ! Mais « l’hospitalité est quelque chose de très important, lui explique sa grand-mère Mamilaine. Tu ne serais pas là si un inconnu ne s’était pas montré accueillant avec notre famille », en cachant l’arrière-grand-père pendant la guerre. Alors Bastien s’habitue peu à peu et on se dit que tout va s’arranger. Une association aide la mère à trouver un travail et les filles à aller à l’école. Et puis, patatras, héberger une famille en situation irrégulière, ça porte un nom : le « délit de solidarité ». C’est illogique aux yeux de Bastien mais on risque de graves ennuis avec la justice parce

« qu’on s’est simplement montré généreux et qu’on a aidé quelqu’un » ! Des enfants comme Sorina et Magda, qui passent la journée par terre dans la rue ou dans le métro, on en croise hélas tous les jours. Pour une fois, avec ce roman, on a  l’occasion de se mettre à leur place et de comprendre que vraiment, un monde comme ça, ça ne va pas !

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